Ce passage express dans la capitale autrichienne nous aura mis l’eau à la bouche et nous quittons Vienne avec l’immense envie d’y revenir un jour et y passer plus de temps. Nous tardons à nous mettre en route car Honzo, notre hôte Couchsurfing nous a préparé un petit déjeuner pour que nous ayons assez de force afin de rejoindre Bratislava. Sa générosité nous aura marqué. Danke Honzo.

En sortant de la ville, nous entamons une séance photo au niveau d’un pont que l’on trouve très photogénique. Nous prenons plaisir à capturer les détails et ces moments dans un décor alternatif, qui contraste avec le centre parfait et propre.

En sortant de Vienne
Pas de dimanche sans Techno

90 kilomètres nous séparent de la capitale slovaque et nous pédalons une dernière fois sur le bitume autrichien. La route est plate, monotone. La tête dans le guidon nous fonçons vers notre objectif et pensons à la chambre d’hôtel qui nous attend pour les deux prochaines nuits.

Visite de Bratislava et moins de 40 kilomètres à vélo en Slovaquie

De la Slovaquie nous aurons vu uniquement Bratislava. Un petit break de 2 jours que nous avons rallongé à 3 jours pour éviter de reprendre la route sous la pluie : le bonheur d’avoir le temps. La ville est à dimension humaine, l’architecture de son centre historique piéton nous a beaucoup plu tout comme son dynamisme : le nombre de café, bars, restaurants est conséquent et les terrasses sont remplies lors de notre journée de visite sous une chaleur estivale.

Vienne à Budapest à vélo
Frontière entre l’Autriche et la Slovaquie
Les rues de Bratislava

Le jour suivant, la pluie s’abat sur la ville. Nous prenons un café en attendant de pouvoir se rendre dans le logement Airbnb loué pour cette nuit. Vers 14 heures nous prenons nos quartiers et profitons du mauvais temps pour avancer sur des articles et quelques photos. Les éclaircies refont surface en fin de journée. Le timing parfait pour sortir manger un morceau en ville.

Les rayons de soleil nous accompagnent pour cette dernière journée en Slovaquie et les premiers pas en Hongrie. En sortant de l’agglomération nous faisons nos courses habituelles pour remplir les réserves. A la station-essence du coin, nous remplissons notre bouteille d’essence pour le réchaud. C’est une première et se rendre à vélo dans une station essence est un moment à vivre, autant que de régler 1€20 pour un plein !

Jusqu’à Budapest à vélo, le début du dépaysement

La frontière entre la Slovaquie et la Hongrie est marquée par un simple panneau sur la piste cyclable de l’Eurovélo 6. Nous rencontrons à cet endroits deux cyclos français, Mathieu et Sonia, partis de Nantes en direction de la Thaïlande. Comme nous prenons le même chemin, c’est tout naturellement que nous continuons à pédaler ensemble, au moins jusqu’à Budapest.

Frontière Slovaquie – Hongrie sur l’Eurovélo 6

La Hongrie marque le passage du vrai dépaysement. Nous ne reconnaissons aucun mot et pour cause, la langue hongroise est l’une des plus compliquées du monde à apprendre : elle comporte 42 lettres, 12 temps, 35 terminaisons verbales, et ne possède aucune origine Européenne. C’est à Györ après une longue journée à 95 kilomètres, ponctuée par de petits détours,  que nous montons nos tentes dans un camping. Lors de notre repas, nous sommes surpris par un tracteur faisant les allées du camping en déversant une fumée impressionnante pour combattre les moustiques. L’effet est immédiat, on ne se fera pas piquer mais est-ce sans danger pour l’homme, surtout quand il mange des pâtes pendant que le produit se propage dans nos assiettes ? Nous en sommes pas certain !

Camping à Györ

A mesure que les kilomètres s’allongent nous entrons progressivement dans une Europe plus à l’Est où les routes, que nous partageons avec les voitures se dégradent et la signalisation devient plus approximative. Nous passons des villages quasi-fantômes où une maison sur dix est à vendre, où des complexes industriels entiers sont laissés à l’abandon. Vraisemblablement, le traité du Trianon ainsi que les longs conflits ont laissé des traces. Mais nous découvrons également d’autres villes hongroises comme Esztergom, ancienne capitale de la Hongrie de 972 à 1242, reliée à la Slovaquie par le pont Marie- Valérie. La ville est notamment connue pour sa cathédrale Saint-Adalbert d’Esztergom, plus grande basilique d’Europe centrale qui domine la ville.

Des bâtiments entiers sans vie
La basilique d’Ezstergom

Nous enchaînons les campings hongrois avant notre arrivée à Budapest. Après le merveilleux camping « Eden » à Neszmély où Jérôme et Mathieu se sont baignés dans le Danube, nous nous retrouvons juste avant l’orage dans un petit camping sans grand intérêt à Dunabogdany. La pluie s’abat après avoir monté la tente, l’excuse est bonne pour boire un coup au bar du camping. Le soir, au coucher de soleil, les nuages s’ouvrent et laissent passer les rayons pour nous offrir un beau spectacle haut en couleurs.

Coucher de soleil après l’orage

Jour 25 et 1360 kilomètres. Nous arrivons à Budapest, perle du Danube. Impossible de louper le Palais qui domine la ville par sa grandeur architecturale. Nous prenons le temps avec les copains nantais de capturer ce moment avant de se séparer et partir chacun dans sa direction. Nous avons rendez-vous avec Gyuri (un contact reçu grâce au réseau de ma mère !) qui nous prête gracieusement un appartement. Durant 3 jours, nous avons sillonné la ville, vécu au rythme des hongrois lors des fêtes du 1er Mai, pris de la hauteur de jour comme de nuit pour entrevoir la capitale hongroise sous tous les angles. Et quelle beauté cette ville !

Photo de groupe en arrivant à Budapest
Vue sur la ville. Nous y sommes montés à vélo, mais sans les bagages !
Le palais de nuit
Author

Co-fondatrice du blog Un Tour à Vélo. Passionnée par la photographie et les médias sociaux. Je capture, j'écris, je partage, mais avant tout, j'apprécie les choses simples de la vie (comme une bonne raclette !)

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