Il nous tardait d’arriver en Iran, ce pays méconnu qui ravit tous les voyageurs. Nous devions préalablement franchir la frontière turco-iranienne à vélo, mais comme on changea certains de nos plans en Turquie, c’est avec nos sacs à dos et en mini-bus depuis Dogubeyazit que nous avons rejoint le poste frontière de Gorbulak. Après une rapide transformation vestimentaire, nous sommes prêts à franchir les grilles du poste frontière, à pieds.

1. Passage de la frontière et premiers pas en Iran

Il ne nous aura fallu pas moins d’1h30 et un fuseau et demi pour passer de l’autre côté, en terre iranienne. Les portes s’ouvrent, nous y sommes. On se fait interpeller à plusieurs reprises pour changer de l’argent, mais les consignes à la douane étaient claires : ne pas changer ses euros dans la rue. Les taxis nous interpellent également, mais nous n’avons pas d’argent et nous marchons jusqu’à Bazargan, la première ville iranienne située à 2 kilomètres de la frontière. Nous entamons nos premiers pas avec une énergie débordante et les premiers « Welcome to Iran » se font entendre.

A Bazargan, nous changeons facilement de l’argent grâce à un iranien qui nous facilite les démarches et nous offre le thé par la même occasion. Nous discutons ensemble quelques minutes, le temps d’en apprendre un peu plus sur l’Iran et surtout les difficultés qu’ils traversent en ce moment à cause des sanctions. On sent que ce n’est pas facile, ils subissent les querelles politiques et les humeurs du gouvernement américain. Le meilleur marqueur reste le taux de change qui s’est envolé ces derniers mois en passant de 1€ = environ 45 000 rials en 2017 à 1€ = 92 000 rials le jour de notre arrivée en Iran, le 4 juillet 2018.

Grâce aux millions de rials que nous avons en poche nous pouvons prendre un taxi jusqu’à la gare routière de Maku, puis un bus jusqu’à Tabriz, première ville où nous posons nos sacs.

2. Deux jours à Tabriz pour prendre ses marques

Nous arrivons vers 20h à la guesthouse que nous avons repéré via Google maps. La chambre est très basique mais à 8,60€ la nuit, nous ne nous attendions pas à mieux. Nous sortons directement pour chercher quelque chose à manger et nous marchons au milieu de la foule. Les rues sont bondées, les voitures se collent et tentent d’avancer à coups de klaxon. Venant de Turquie, cela ne nous choque pas tant que ça, par contre le vrai dépaysement a lieu lorsque l’on remarque le nombre de boutiques de vêtements, chaussures et accessoires en tout genre qui s’enchainent les uns après les autres sans laisser place au moindre restaurant. Pendant 30 minutes nous cherchons où manger et nous terminons finalement dans un snack, le repas ne fut guère glorieux !

2 jours à Tabriz
La ville de Tabriz

Nous attaquons la journée du lendemain par la visite du bazar, classé patrimoine de l’humanité par l’Unesco. On se faufile dans les allées de ce labyrinthe qui compte 36 kilomètres de ruelles : on ne les fera pas toutes ! Nous prenons plaisir dans la partie dédiées aux tapis où se vendent les plus belles créations perses. Assis sur le sol de la grande salle, des hommes confectionnent à la main un tapis. On nous aborde facilement pour nous poser quelques questions et nous souhaiter la bienvenue en Iran, à Tabriz. On s’étonne aussi de l’anglais parfait de certains iraniens qui ont même un accent British.

La confection des tapis dans le bazar
2 jours à Tabriz
Le grand hall du bazar

Nous profitons également de cette première journée pour régler quelques détails comme acheter une carte sim, réserver le bus de nuit pour Isfahan. La chaleur est déjà intense alors que nous ne sommes pas dans les villes les plus chaudes du pays. Nous prenons nos marques petit à petit, nous apprenons à traverser une route à l’iranienne petit à petit.

Dernier jour à Tabriz, un vendredi. Nous sortons après le check-out mais tout est fermé même le bazar. Le vendredi en Iran, c’est comme le dimanche en France. On se pose dans un parc pour passer le temps avant de se diriger vers la gare routière pour prendre le bus de nuit en direction d’Ispahan. Le bus est tout confort avec beaucoup de place pour les jambes et sièges inclinables pour être presque allongé. Jérôme sympathise avec son voisin de siège qui nous préviendra qu’un repas est prévu dans le prix du billet (il nous voyait entrain de manger des biscuits pour nous caler pour la nuit).

Un vendredi dans le bazar
Au “frais” dans un jardin de la ville
Dans le bus de nuit pour Isfahan

Récapitulatif

Pour dormir :

  • Amin Guesthouse (800 000 rials chambre lits jumeaux avec salle de bain). Très très très basique, confort plus que moyen. On ne recommande pas, mais pas cher du tout.

Ce qu’on a fait :

  • Visite du bazar
  • Balade dans le parc “Golestan Garden”

Ce que l’on recommande de faire :

  • Sortie vers Kandovan, un village troglodyte proche de Tabriz. Nous n’avons pas pu y aller, mais on en a beaucoup entendu parler.
Author

Co-fondatrice du blog Un Tour à Vélo. Passionnée par la photographie et les médias sociaux. Je capture, j'écris, je partage, mais avant tout, j'apprécie les choses simples de la vie (comme une bonne raclette !)

Write A Comment

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.