Après le Queensland, on continua notre route vers Sydney, tranquillement. Un beau matin, le soleil brillait dans un ciel bleu sans nuage ce qui nous donna du baume au cœur, après tous ces jours de pluie depuis Brisbane. Mon frère et Jérôme, se décidèrent donc à tester la planche de surf, accrochée depuis le début de l’aventure sur le toit de Barney, dans le petit village de Woolgoogla.

Sur la plage

Avant de nicher définitivement à Sydney, un dernier détour était obligatoire : la région des Blue Mountains et son spectacle bleuté généré par les essences des forêts d’eucalyptus. Pour le confort de tous, on campa dans un camping non loin des sites touristiques et d’un sentier à travers la forêt qui mène vers la formation rocheuse des « Three Sisters ». Une belle marche au milieu des arbres, ponctuée de points d’observation vers l’étendue des Blue Mountains, qui nous fait sentir tout petit au milieu de cette scène naturelle épatante.

Blue Mountains
Working Holiday Visa à Sydney
Three Sisters
Working Holiday Visa à Sydney
Regarder

Les derniers moments du grand frère en Australie arrivèrent à grand pas et il ne nous restait que quelques jours pour profiter de Sydney, capitale du New South Wales. Notre programme était fixé pour que Manu puisse boucler sa « To-Do List » spéciale Sydney à savoir l’Opéra et le Harbour Bridge (également de nuit), le CBD, Darling Harbour, l’aquarium et les marches un peu partout dans la ville au gré de nos aspirations. Puis vint le jour du départ, heureux comme des paons de s’être vu, il fallait se quitter à nouveau, mais pour bien moins longtemps.

Sydney
Sydney depuis le Harbour Bridge
Working Holiday Visa à Sydney
L’opéra de Sydney

Dès son départ, un sentiment de vide régnait, nous étions à nouveau livré à nous même sans réellement savoir quoi faire : nous n’avions plus de chambre en auberge, la première étape était donc de trouver un endroit ou poser le van pour la nuit. Un moment difficile quand on sait que tous ces derniers mois passés sur la route étaient d’une facilité indescriptible pour dormir. Le retour à la ville n’était pas aisé en van, nous n’avions plus aucun repère. On errait alors dans Sydney, en ville, à Bondi Beach, dans les bibliothèques. Que faire maintenant ? Trouver du travail ? Un logement ? Sans grande motivation on regardait les petites annonces. Les jours passaient sans que l’on se décide réellement sur la suite des aventures, alors on flânait dans Sydney.

Puis un jour, on trancha concrètement sur notre avenir australien. Nous avions fait le tour de ce que nous voulions voir et bien plus encore, alors on mit le van en vente et dès que l’on reçu une offre sérieuse, on changea tous nos plans : il était temps de rentrer en France, mais sans prévenir qui que ce soit (sauf le frangin, pour qu’au moins une personne soit au courant). En un rien de temps nous avions bouclé toute la paperasse administrative : fermeture du compte en banque, changement du billet d’avion avec stop de 5 jours à Bangkok, réservation du billet de train Paris – Strasbourg, vente du van.

Dans l’aéroport, un dernier regard sur notre voyage avec un bilan plus que positif. Une expérience hors norme, humaine et remarquable qui nous a fait grandir, mûrir et revenir encore plus fort : que ce soit pour notre propre personne ou pour notre couple. Nous avons vécu ce voyage avec passion et émotion.

Ce genre de voyage donne du sens à la vie, forge la personnalité et la sagesse. C’est pourquoi j’adore la citation suivante :

Partir, c’est quitter son cocon, ouvrir ses ailes et s’envoler. C’est s’apercevoir qu’on n’est pas les seuls sur la planète, qu’on ne sait pas tout comme on le pensait. On devient plus humble, plus tolérant, un peu plus intelligent” Pierre Fillit

Au revoir Sydney, au revoir l’Australie.

Je ne vous dis pas Adieu, car on reviendra.


 Bilan chiffrés :

  • 7 mois
  • 14 000 kilomètres en van
  • 5 régions
  • 7 grandes villes
  • 1 fuseau horaire et demi
Author

Co-fondatrice du blog Un Tour à Vélo. Passionnée par la photographie et les médias sociaux. Je capture, j'écris, je partage, mais avant tout, j'apprécie les choses simples de la vie (comme une bonne raclette !)

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