En parallèle de nos récits de voyage à vélo, nous souhaitons mettre sur papier virtuel quelques informations pratiques qui aideront (on l’éspère !) certains lecteurs à organiser leur périple ou à se jeter dans le grand bain du cyclotourisme. Loin d’être des gourous du vélo et d’avoir la science infuse, nous partageons avant tout notre ressenti et ces petites choses que l’on a découvert tout au long de notre parcours.

L’itinéraire

Nous avons été agréablement surpris par le balisage en Allemagne. Les panneaux sont omniprésents et il est rare de devoir sortir son téléphone pour trouver son chemin. Le plus compliqué reste la sortie des grandes villes pour retrouver le bon itinéraire.  L’autre point très positif en Allemagne sont les pistes cyclables. Nous étions environ 95% du temps sur des chemins dédiés aux vélos et majoritairement en site propre, donc sécurisé. Nous avons enchainés les “Radweg” et les Eurovelo : des itinéraires spécialement conçu pour les cyclotouristes. Dans l’ordre, nous avons roulé sur l’Eurovelo 15 (véloroute du Rhin), la Deutsche Weinstrasse, l’Eurovelo 15, la Vulkanradweg, la Fuldaradweg et l’Eurovelo 2 (véloroute des capitales). Concernant le revêtement, les pistes étaient majoritairement goudronnées. Nous avons eu quelques portions difficile sur l’Eurovelo 2 lorsque nous étions dans le Land de Sachsen-Anhalt, une région où le revêtement était le plus déplaisant.

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Le balisage en Allemagne

Quand partir ?

Pour maximiser ses chances d’avoir du soleil et profiter de belles journées durant son voyage, l’été est une saison idéale. Bien évidemment, on ne peut pas s’assurer à 100% que la pluie ne sera pas de la partie, la météo peut varier du jour au lendemain. C’est l’inconvénient lorsque l’on souhaite voyager en Allemagne. L’automne et le printemps peuvent également offrir de belles couleurs mais il fera certainement plus frais le matin et le soir, et les journées sont plus courtes. A-t-on besoin de parler de l’hiver ? Gare à la neige et au froid !

La durée

Nous avons prévu 14 jours pour rallier Berlin depuis Strasbourg, sans faire de pause. Conclusion : ce n’est pas assez ! Pour profiter pleinement de son voyage à vélo il faut prévoir en moyenne entre 50 et 70 km par jour et une journée de repos tous les 4/5 jours. A titre indicatif, sur les 1114 km qui séparent Strasbourg à Berlin (via notre itinéraire), il faudrait compter 22 jours idéalement si l’on fait une moyenne de 60 km par jour et 1 pause tous les 5 jours. Bien évidemment, tout cela va dépendre de la forme physique de chacun, de l’envie ou non de faire du tourisme.

Dormir

Les campings sont omniprésents sur cet itinéraire et il y aura toujours une petite place pour les cyclo-voyageurs. Il faut compter entre 12 et 20 € (2 personnes + une tente) dans un camping basique. Il n’y a pas non plus de difficultés particulières pour dormir entre 4 murs. On trouve facilement des maisons d’hôte (Gasthaus en allemand) ou des hôtels, en cherchant sur le site web du réseau Bett+Bike, en faisant une recherche Google, en allant sur Booking (ou autre site du genre). On peut également utiliser la communauté Couchsurfing et Warmshowers pour dormir chez l’habitant. Pour les personnes non connectées, le nom et numéro de téléphone de quelques hébergements sont disponibles sur les panneaux d’information le long de la piste cyclable. Autre méthode utilisable en ville : se rendre à l’office de tourisme et demander qu’ils vous trouvent et réservent un logement.

Nos différents points de chute lors du voyage :

  • Camping des Mouettes  |  Chemin des Mouettes, 67630 Lauterbourg
  • Campingplatz am Steinrodsee  |  Triftweg 33, 64331 Weiterstadt
  • Ortenberger Hof  |  In den St. Wendelsgärten 9-13, 63683 Ortenberg
  • Campingplatz Schlitz  |  Damenweg 4, 36110 Schlitz
  • Fuldawiese Campingplatz  |  Lobenhäuser Weg 21, 34212 Melsungen
  • Intercity Hotel  |  Bahnhofsallee 1a, 37081 Göttingen
  • Hotel Niedersächsischer Hof  |  Klubgartenstraße 1, 38640 Goslar
  • Gasthaus Am Wiesengrund  |  Im Winkel 13, 14822 Brück – Baitz
Maison d’hôte dans une écurie

Boire et manger

Difficile de tomber en panne d’eau ou de nourriture en Allemagne. Tous les villages n’ont pas forcément leur supérette mais le prochain Rewe, Penny, Edeka ou Aldi ne se trouve jamais loin. Parfois on trouve dans un village, un distributeur automatique de produits fermiers et frais (oeufs, viande, lait, fruits, légumes).  Pour s’approvisionner en eau, nous sommes allés dans les cimetières (toujours très bien indiqués), dans des toilettes publiques ou avons demandé dans une station essence.

Distributeur automatique dans un village

Le retour

Malgré notre amour inconditionnel pour le vélo, nous n’avons pas fait le trajet retour sur nos VSF. Pour regagner Strasbourg, nous avons pris un Flixbus : 14 heures (sur le papier) de bus de nuit et un changement à Freiburg. Lors de la réservation, il faut indiquer que l’on a un vélo, tous les bus ne sont pas équipés pour en transporter. Le tarif est compétitif, nous avons payé 90 € pour deux personnes et deux vélos. Attention néanmoins au nombre de bagages autorisés et au nombre de sacoches que vous avez. Nous sommes allés voir l’agence à Berlin pour demander si nous devions payer un supplément. On nous a dit de voir directement avec le chauffeur de bus. Ce dernier nous a fait juste remarquer que : “si tout le monde avait autant de bagages que vous, je ne pourrai pas tout mettre dans la soute” (certes, sauf que les 80 passagers n’étaient pas en voyage à vélo avec des sacoches !). Conclusion : c’est au bon vouloir du chauffeur.

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Flixbus avec les vélos

On a aimé

  • Le balisage ;
  • Les pistes cyclables propres, sécuritaires, goudronnées ;
  • Les Rastplätze : ces petits emplacements avec bancs et tables, souvent protégés par un toit et que l’on trouve assez fréquemment sur certains itinéraires.
Une Rastplatz sur l’Eurovelo 2

On a moins aimé

(on chipote mais c’est pour trouver quelques petits défauts) 

  • La sortie de Worms dans la zone industrielle ;
  • Les déviations pas forcément explicites ;
  • Certaines portions en Sachsen-Anhalt : gros cailloux, non goudronnées.

Pour voir les photos de notre voyage à vélo, rendez-vous sur notre page Facebook !

Author

Co-fondatrice du blog Un Tour à Vélo. Passionnée par la photographie et les médias sociaux. Je capture, j'écris, je partage, mais avant tout, j'apprécie les choses simples de la vie (comme une bonne raclette !)

2 Comments

  1. Bonjour,
    Je suis également cyclocampeur ,je fais tous les ans plusieurs circuits en France Allemagne Bénélux et pays scandinaves ,je suis toujours étonné q’en France on a pas la “culture vélo”ni pour le voyage ni pour le quotidien ,alors que nous avons un chomage de masse on n’est pas en mesure de fabriquer des vélos solides a un prix abordable et tous les équipements dont a besoin un cyclovoyageur , ce n’est pourtant pas de la haute technologie que de fabriquer des sacoches étanches ??, je constate que pratiquement 80 % des cyclorandonneurs sont équipés de la marque “Ortlieb ou Vaude” .Je pense qu’on aura du mal à rattraper le retard si collectivement les choses ne changent pas .

    • Bonjour Hubert, merci pour votre commentaire. Je le trouve hautement intéressant et pourrais en disserter pendant des heures. En restant bref : la culture vélo est ancrée en Allemagne et pays “Nordiques” depuis des décennies. Preuve que l’excellente part modale partagée par ces pays pour le vélo n’est pas météophage.

      La France est un pays latin, n’est-ce pas ? Et à l’instar des autres pays latins, le vélo n’a jamais été vu comme un moyen de transport à proprement parler et le raccourci de “chômage = pauvre = vélo” en est une vision latine et non saxonne. Autrement dit, j’abonde complètement dans votre sens dans l’idée que le vélo pourrait avoir davantage de place au sein de nos frontières, mais, à part Strasbourg (ainsi que Nantes et quelques autres villes), aucun plan d’ordre municipal n’a été initié il y a plusieurs décennies. Sauf erreur de ma part, notre plan vélo à Strasbourg date des années 70, d’où une part modale largement supérieure aux autres villes Françaises et à la déconvenue quand on cherche à faire du vélo-rando ailleurs. En Allemagne, ces plans datent grosso modo de la même période, mais dans l’ensemble du pays – idem au Danemark. Amsterdam a emboité le pas plus tard s’il me semble, Utrecht de même – après constat que l’auto était trop présente.

      En France, n’étant alors pas prêt à proposer cette alternative à l’auto, aucune initiative nationale n’a pu voir le jour. Aujourd’hui, Paris a l’ambition de devenir Nationale Mondiale du vélo, ce qui n’est rien d’autre qu’un pompeux titre honorifique qui nous a fait exploser de rire. Pas de plan solide derrière, d’autant plus que le sujet Vélo reste irrémédiablement opposé au sujet Auto : surtout à Paris d’ailleurs, où Hidalgo est moquée pour cela. Opposer vélo et auto est la plus fondamentale des erreurs, car c’est en étant automobiliste ET cyclo qu’on se comprend le mieux l’un et l’autre.

      Pour rebondir sur les marques Françaises : elles existent, mais ne sont pas leaders mondiales et une certaine distance existe même. Ortlieb et Vaude sont au vélo ce que IBM et Microsoft étaient à l’informatique, ce que Vuitton et Chanel sont au luxe, etc… Des leaders sur leur marché, reconnus de tous. En France, il existe de très bons fabriquants de de vélos (Inbo en bambou dans les Vosges, Pierre Perrin, Daniel Cattin, Cycles Victoire, FKC, Berthoud, sans oublier notre artisan Alsacien Serge Mannheim, du côté de Mulhouse.

      Davantage de vélocistes que de production industrialisées, mais les solutions existent. N’oublions pas également Décathlon, que nous sommes les seuls au monde à avoir : une marque de Cyclotourisme vient d’être lancée, dont j’ai oublié le nom, pour des vélos robustes, fiables et plutôt bien montés. Ca n’est pas un Fahrrad Manufaktur mais la qualité est de plus en plus au Rendez-Vous chaque année.

      Concernant les sacoches étanches : Décathlon encore en a depuis 2018 (me semble qu’en 2017 elles n’étaient pas encore étanches).

      En résumé, on peut faire plus Français au niveau des vélos, mais VSF, Genesis ou Décathlon, ce sera monté en groupe Japonais Shimano quoiqu’il arrive 😉

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